On ne peut pas changer ce dont on n’a pas conscience ! -Les peurs-

Article publié le 18 novembre 2019 - Tags: ,,,,


Vos peurs sont-elles justifiées ou irrationnelles ?

De la naissance à la mort elles ne nous lâchent pas.

Certaines peuvent même s’additionner car « une peur peut en cacher une autre ».

La peur fait partie de nos émotions primaires, naturelles ou irrationnelles. Nous la ressentons tous à différents moments de notre existence et même si son ressenti est désagréable, elle est essentielle à notre développement.

On peut même dire que c’est une émotion positive parce qu’elle nous permet de nous adapter aux situations. Ce qui dans ce cas n’en fait pas un obstacle en soi mais plutôt une ressource. À la condition de pourvoir la gérer. Et là encore nos automatismes de survie jouent un rôle vital.

Bien qu’aujourd’hui nous vivions dans un monde moins dangereux (avec l’effet de diminuer nos peurs justifiées), nous vivons dans une société où il se fait rare de rencontrer un tigre aux dents de sabre par contre le flot d’informations anxiogènes, la compétition permanente, le bonheur à tout prix, et bien d’autres choses encore sont un terrain propice au développement des peurs dites irrationnelles !

Il est donc important de différencier une peur justifiée d’une peur irrationnelle.

 

Les peurs justifiées

Dans cette catégorie, on peut classer la plupart de nos peurs. Elles sont dues à des situations inquiétantes qui provoquent notre frayeur. Elles déclenchent alors le circuit interne de la peur.

Le processus décrit ci-dessous est celui qui va se produire si, par exemple, vous découvrez votre porte entrebâillée au moment de rentrer chez vous.

Tout stimulus capté par notre système nerveux central et périphérique est dirigé vers le thalamus qui oriente cette information vers le centre sensoriel correspondant. C’est à cette étape qu’intervient l’hippocampe, site de stockage de notre mémoire à long terme. Si la situation que vous vivez présente des similitudes avec des souvenirs douloureux, l’information sera immédiatement redirigée vers l’amygdale, sans passer par le cortex préfrontal où siègent nos facultés de raisonnement.

C’est à ce moment précis que notre cerveau met tout en œuvre pour faire face au danger. L’amygdale transmet l’information à l’hypothalamus qui va déclencher le système nerveux sympathique. Tout notre corps est en alerte. Sous l’effet de l’adrénaline dans un premier temps, puis du cortisol, notre rythme cardiaque s’accélère, notre tension artérielle s’élève. L’organisme mobilise toute l’énergie disponible pour la diriger vers nos muscles (bras et jambes). Cette mobilisation se fait aux dépens d’autres organes qui sont mis momentanément en veilleuse. La situation de danger maîtrisée, le système nerveux parasympathique entre en action et l’organisme reprend le cours normal de son fonctionnement.

Comme je le disais en début de billet une peur justifiée n’est pas un obstacle mais une ressource, qui plus est principalement gérée par des automatismes d’expertises capables de déclencher une réaction face à la peur.

Les peurs irrationnelles

La peur irrationnelle est souvent rattachée à des pensées négatives. Beaucoup de personnes ont peur du changement même si elles savent qu’il sera porteur d’une amélioration dans leur vie. C’est la peur de changer d’emploi, de quartier, de ville ou de pays. Cela s’explique en partie par le fait que le changement s’accompagne toujours d’une perte, ce qui est source de souffrances. On quitte sa zone de confort pour des horizons nouveaux. Cela demande un certain courage même si cette peur est irrationnelle, car elle n’est pas motivée. Elle peut cependant engendrer une certaine frayeur. Ces peurs font partie de notre vie chaque fois que nous prenons une nouvelle direction. Si nous réussissons à les surmonter, elles augmentent notre confiance en soi et nous permettent d’évoluer.

On ne peut pas changer ce dont on n’a pas conscience !

Derrière certaines peurs se cachent un manque d’estime de soi.

J’aimerais vous parler du cas de Nathalie.

Nathalie, jeune femme de 42 ans venait d’être promue au poste de responsable de service, qu’elle espérait depuis plusieurs années. C’était une belle réussite car elle avait postulé à ce poste 4 ans auparavant sans avoir été retenue.

Alors pourquoi venait-elle me voir pour un mal-être ?

À l’annonce de sa promotion elle avait ressenti joie et fierté mais depuis quelque temps elle m’avoue ne pas comprendre pourquoi elle ressent de l’inquiétude allant jusqu’aux moments de plus en plus souvent de doutes et d’anxiétés.

Je lui demandais ce qui, selon elle pouvait être la raison de cette situation ?

Elle me répondit qu’elle culpabilisait de ne pas pouvoir se réjouir de cette belle évolution professionnelle parce qu’elle pensait ne pas être à la hauteur de cette nouvelle responsabilité.

Que se passait-il ? Les émotions de Nathalie maintenaient ses pensées dans son cerveau limbique qui avait gardé en mémoire le fait que ce poste lui avait été refusé dans un premier temps. Elle avait vécu cela comme un échec. Le cerveau limbique est binaire et fait rapidement des associations neurologiques. Dans le cas de Nathalie : poste de responsable de service = échec.

Et l’échec est une peur.

Alors Je l’ai accompagné à travailler ses peurs. Cela lui a permis de transiter ses pensées du cerveau limbique au cerveau pré frontal ce qui a permis à Nathalie d’être davantage dans le raisonnement et la réflexion. Elle a repris confiance en elle.

Ce travail bénéfique et positif a eu un effet rapide sur ses émotions négatives. Celles qui avaient mis Nathalie dans un état de stress avec un taux d’augmentation d’hormones d’adrénaline et de cortisol, marqueur de son sentiment de mal-être. Ses nouvelles émotions positives ont augmenté son taux d’ocytocine l’hormone du bonheur, ce qui a atténué les hormones du stress.

Et oui Nathalie est un être psychologique mais aussi biologique et elle est maintenant heureuse dans ses nouvelles fonctions.

Dans l’histoire de Nathalie on voit bien que sa peur est à une projection dans le futur. Ce type de peur envahit totalement le champ de la pensée et de l’imagination. Sans objet sujet d’un stimulus de stress, il est alors plus difficile de déclencher une réaction de fuite ou d’attaque. Reste l’inhibition, soit faire le mort soit la procrastination.

Nous ne sommes plus dans une situation de danger immédiat avec une réaction-action mais dans un sentiment d’inquiétude, d’angoisse, d’anxiété sur une situation non réelle !

« La souffrance n’est pas due à la chose elle-même, mais à l’appréciation que nous en avons, et cela nous avons le pouvoir de le modifier à tout moments. » Marc Aurèle (II siècle apr. J/C)

On lève les blocages et on sort de ses peurs irrationnelles !

Les symptômes d’une peur irrationnelle (et je n’ai même pas parlé des phobies) peuvent demander un traitement médicamenteux. On ne reste pas seul devant des sentiments d’anxiétés et on se rapproche d’un professionnel de la santé.

En complément, travailler avec une coache certifiée en neurosciences appliquées est un accompagnement inscrit dans une relation de confiance vous permettant de sortir de vos croyances limitantes et par effet « booster » et surmonter les obstacles que vous ne pouvez pas franchir seul.

Alors si vous en sentez le besoin, vous pouvez utiliser le formulaire de contact du site pour obtenir un rendez-vous ou obtenir des renseignements complémentaires.

Dites-vous que ce qui est bien, avec les peurs, c’est qu’une fois surmontées on se sent bien.

 

L’abonnement à la newsletter permet de ne pas louper les prochains billets, alors pas d’hésitation !

Avec passion

Sabine MASSON



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *