Not one but two intelligences !

Article publié le 22 novembre 2019

IE : 2 lettres qui font la différence

L’intelligence est une notion qui a largement évolué au cours des temps, sans jamais vraiment atteindre un consensus de la part de la communauté scientifique. Les premiers modèles élaborés par Binet, comme ceux de Spearman, utilisaient le taux de réussite à différentes activités mentales pour établir un quotient intellectuel (QI).

L’élaboration de ce QI a continué à évoluer en restant toujours attaché à la notion d’intelligence générale, comme dans le modèle Cattell-Horn-Caroll. Cependant, à la même époque, on constate qu’à coté du cognitif commence à apparaitre une place à la sphère émotionnelle. On parle enfin de la possibilité d’une intelligence à multiples facettes, même s’il faut attendre la fin du 20e siècle pour qu’avec Salovey et Mayer naisse enfin le concept d’intelligence émotionnelle (IE).

Daniel Goleman, psychologue et journaliste scientifique dit même que l’intelligence émotionnelle est le baromètre de l’excellence pour pratiquer n’importe quel travail.  Travailler son intelligence émotionnelle permet de développer des compétences personnelles comme la maitrise de soi, l’auto-évaluation précise, l’initiative et l’optimisme mais aussi des compétences relationnelles comme l’orientation du service, le développement des autres, la gestion des conflits et la création de liens.

 

C’est quoi l’intelligence émotionnelle (IE) ?

C’est l’une des multiples facettes qui constitue ce que l’on appelle communément l’intelligence humaine. Cette forme d’intelligence s’avère au moins aussi importante que l’intelligence cognitive qui fut longtemps considérée comme la seule source de nos capacités. En effet, nos réactions émotionnelles positives ou négatives font partie intégrante de l’ensemble de nos comportements. Elles influencent notre raisonnement et nos prises de décision. Bien évidement le QI et le QE (quotient émotionnel) se complètent.  Nous possédons deux cerveaux. L’un pense, l’autre ressent.

À la question : c’est quoi l’intelligence émotionnelle, on peut répondre que c’est notre capacité à trouver l’harmonie avec nous-mêmes, étape indispensable à la construction de notre vie relationnelle quotidienne. Pour aimer les autres, il faut déjà s’aimer soi-même.

En effet, le lien social, indispensable à notre santé donc à notre bien-être, nécessite que nous établissions une bonne relation avec les autres. Or, ce sont nos émotions qui, au contact de celles d’autrui, donnent en partie l’orientation de tout lien social.

Pour être en mesure d’instaurer une communication de qualité et d’en tirer tous les avantages, nous devons apprendre en premier lieu à nous connaître en identifiant nos propres émotions et en les interprétant. Nous pourrons ensuite nous approprier les moyens de bien les gérer.

La capacité de s’auto-percevoir d’une manière lucide et empathique et de ressentir les émotions de ceux que l’on côtoie, sont les piliers de l’intelligence émotionnelle. Ils vont nous permettre d’être congruents.

C’est ainsi que nous pourrons faire preuve d’assertivité, en osant exprimer nos opinions tout en acceptant l’existence de celles des autres.

 Ni hérisson Ni paillasson! avec respect et sans agressivité.                 

Mais les avantages de l’intelligence émotionnelle ne s’arrêtent pas à la création de bonnes relations dans un groupe de personnes, cette forme d’intelligence est aujourd’hui reconnue comme un facteur primordial de la réussite personnelle et professionnelle.

 

Pourquoi travailler son développement IE ?

Les émotions font partie du processus de décision et dans certains cas elles peuvent mettre un frein à nos compétences. Des études récentes ont démontré qu’il y avait une relation de causalité nettement établie entre le niveau de notre réussite et le niveau de notre quotient émotionnel. Aujourd’hui la théorie du succès basée uniquement sur le critère d’un QI élevé a évolué et tient compte également de l’importance d’un QE élevé.

En effet, une confiance en soi renforcée permet de lever les doutes et les barrières que nous mettons souvent sur le chemin de notre réussite par peur de ne pas être à la hauteur de nos ambitions. C’est pourquoi travailler son développement IE, c’est se donner les moyens de gagner en autonomie émotionnelle.

Un haut quotient émotionnel ne présente que des avantages !

 

Comment développer son IE ?

La maîtrise des émotions primaires négatives comme la peur, la colère ou la tristesse, ne signifie pas qu’elles doivent être refoulées. Au contraire, car ne pas les exprimer entraîne toujours une tension interne, source de stress et d’anxiété.

Comment faire pour développer son IE ?

Il faut commencer par repérer quelles sont les situations qui font naître ces émotions. Ce sont parfois des mots qui blessent, un sentiment intense de frustration, la crainte de ne pas être à la hauteur…, autant de blessures morales qui entraînent de la colère, un sentiment de frustration ou de la peine.

Il faut oser exprimer ses ressentis, connaître ses points sensibles, être capable d’écouter l’autre, ne pas projeter sur lui ses propres colères, ne pas se positionner en victime et ne pas être dépendant de la reconnaissance des autres.

Développer son intelligence émotionnelle passe d’abord par le renforcement de son estime de soi. En reconnaissant la valeur que les autres donnent à nos actes dans la vie quotidienne, nous augmentons notre sentiment d’auto-efficacité, ce qui nous permet d’évoluer avec plus d’aisance au sein de notre milieu familial et de notre environnement professionnel.

Ainsi en apprenant à nous affirmer, sans dominer et sans nous opposer systématiquement, nous augmentons nos chances d’atteindre nos objectifs, en osant rendre réels nos désirs et nos projets.

 

Avec passion

Sabine MASSON

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