L’auto-sabotage par la procrastination

Article publié le 18 novembre 2019 - Tags: ,,,


Remettre au lendemain ce qu’on a à faire, voire le remettre à jamais, c’est ça la procrastination.

Vu sous cet angle, avouons que nous sommes nombreux à procrastiner, qui n’a pas volontairement mise sous la pile le dossier à traiter, la lettre à faire ?

C’est-ce que l’on appelle « le coup de flemme » ? Non c’est bien plus !

Qui n’a pas dans ses connaissances des personnes qui ont plein de bonnes d’idées mais ne font en fait jamais rien ?  Qui ne vont jamais au bout de leurs projets ?  Qui sans cesse passent d’une chose à une autre, sans rien finir ?  Certainement des procrastinateurs !

Le danger de procrastiner ?

Dans certains cas, ne pas faire ce qui doit être fait à une date bien précise peut avoir une incidence préjudiciable sur notre vie.

C’est pourquoi, même en tenant compte que l’humain est plutôt partisan du moindre effort, il est important de comprendre les raisons pour lesquelles le mode « Action » ne se déclenche pas.

Les conséquences négatives.

Nous avons tous conscience que la procrastination peut avoir des conséquences négatives que se soit sur nos performances, notre environnement ou notre bien-être.

Il arrive selon notre humeur et c’est compréhensible de ne pas avoir envie de faire ce que nous avons à faire, cela peut se comprendre, le petit coup de flemme est Ok. 

Allez une petite temporisation c’est provisoire et tellement humain !

Les procrastineurs conscients, voient ce comportement problématique et souhaitent le résoudre parce qu’ils ont bien compris que la procrastination mène leur vie dans une impasse.

C’est pourquoi, avant que cela ne devienne une habitude dans laquelle plus on y restera, plus il sera difficile d’y sortir. Au risque que cela devienne nuisible et nous menace de ne plus être capable de nous maitriser. De se transformer en une attitude négative et nous imposer des limites d’actions.

Cette vraie problématique est à traiter au plus vite.

Les raisons de la procrastination ?

Plusieurs raisons peuvent influencer à procrastiner :

 – la tâche à effectuer 

– la personnalité de chacun

– des facteurs qui affectent l’adaptation nécessaire pour faire ce qui doit être fait.

Je développe un peu plus.

Imaginons que nous devons effectuer une tâche qui ne nous passionne absolument pas. Il y a de forte chance que très rapidement cette activité dégage de l’ennui.

Du coup, il est difficile de trouver de la motivation dans l’ennui. Voilà une bonne excuse pour remettre à plus tard et céder à des divertissements.  

Les tentations sont grandes et ne manquent pas !

Si ce n’est pas bien fait alors autant ne pas faire. Les perfectionnistes ont beaucoup de qualités : rigueur, contrôle, rendu impeccable, etc… Mais leur haute exigence les conduira à préférer ne pas aller jusqu’au bout d’une tâche plutôt que de rendre un travail qu’ils ne considèrent pas parfait.

Par exemple un manager qui ne transmet pas un rapport à sa hiérarchie, en temps voulu, parce qu’il estime devoir davantage l’étoffer.

Voilà comment on se retrouve dans une situation nuisible et en souffrance avec en prime une mauvaise image de soi.

Le message permissif serait de se dire qu’il faut mieux une action imparfaite qu’une parfaite inaction !  Qu’en pensez-vous ?

Croire ne pas être à la hauteur

Il n’est pas impossible de penser que la tâche à traiter dépasse nos capacités et cette pensée génère une peur paralysante.  

Alors en effet, s’il vous manque une compétence voilà deux solutions : soit vous avez le temps de l’acquérir et c’est ok, soit vous n’avez pas le temps alors dites-le.

Ruminer, penser tout le temps à ce que l’on aurait dû faire et se sentir mal ne peut que déboucher sur de la culpabilité, de l’angoisse et du stress. Résultat vous aurez une mauvaise image de vous.

Plus profond, le souvenir d’avoir entendu dans votre passé, par répétitions, un message comme « de toute façon, toi dès que ça se complique un peu, tu es incapable de réussir ».  Avec de tel message il n’est pas étonnant d’avoir déclenché une peur de l’échec qui du coup fait de vous un procrastinateur chronique.

Dans le cas ou votre manque d’action est dû à une croyance limitante sortie d’un discours du passé : tu n’y arriveras jamais dans la vie ! tu te crois toujours plus que tu ne le vaux etc…. La solution est de comprendre les émotions, les peurs indues afin de les gérer et contrebalancer la croyance limitante par une croyance ressource sur laquelle s’appuyer pour passer à l’action.

 La croyance ressource pourrait être : cette tâche n’est pas facile à réaliser mais je sais que j’ai les ressources nécessaires pour la résoudre.

Et vlan ! s’ensuit :  une bonne énergie, de la motivation, un sentiment d’efficacité personnelle, une bonne maitrise de soi, l’établissement d’un plan d’action et une estime de soi au taquet.

Vous en tirerez une grande satisfaction d’avoir fait ce qui devait être fait !

 Car n’oubliez pas qu’avec le temps on ne revient jamais en arrière.

Je compléterai mes Re’command-actions avec une série de trois questions de bons sens à vous poser afin de vous stimuler :

  • Quel est le moment dans votre journée ou vous estimez être en haute énergie ?

Répondre à cette question vous permettra d’organiser, au bon moment, la gestion des tâches que vous considérez ennuyeuses et non passionnantes.

Avec une bonne énergie, vous serez plus apte à être concentré et plus motivé pour les effectuer.

  • Quel intérêt pour vous de faire, dès maintenant, ce qui doit être fait ?

Répondre à cette question vous permettra de trouver un sens qui vous donnera une bonne raison de passer à l’action.

  • Quelles conséquences découlent de votre comportement ?

Répondre à cette question vous aidera à prendre conscience, à peser le pour et le contre et à apporter du raisonnement dans le choix à faire pour éviter les situations nuisibles.

“Deux pensées ne peuvent occuper l’esprit en même temps, il nous incombe donc de choisir si ces pensées seront constructives ou destructrices.”

Betty SACHELLI

Il est à retenir que ne pas sortir de la procrastination revient à de l’auto-sabotage.

Bien entendu vous l’avez compris, mes propos ne se rapportent pas aux états dépressifs qui demandent à ceux qui sont concernés d’être accompagnés de professionnels de la santé spécialisés.

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Avec passion

Sabine MASSON



2 réponses à “L’auto-sabotage par la procrastination”

  1. DORLEANS dit :

    excellent article, qui nous permet de prendre conscience de certains de nos manquements. Un peu de disciple et d’organisation de son temps. Merci pour cet éclairage !

    • sabinemasson dit :

      Bonjour et merci pour votre commentaire. Un prochain article en rapport avec la procrastination est bientôt prévu : la peur !
      A très bientôt Anne Marie

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