Ce n’était pas un tigre alors pourquoi j’étais stressé ?

Article publié le 18 novembre 2019

Parce que le stress est naturel et même indispensable.

On a tendance à dire j’ai stressé alors qu’il serait plus juste de dire : j’ai eu une réaction de stress.
En fait, le stress est une réaction normale et même salutaire dans certaines situations dans lesquelles risque de se trouver l’homo-sapiens que nous sommes encore aujourd’hui.

C’est pourquoi avant d’aller voir plus spécifiquement et en détail ce qui se passe en cas de stress du côté psychologique et physiologique (plusieurs articles détaillés y seront dédiés) partons plutôt sur des bases.

D’abord et c’est important de savoir que les réactions de stress ont un impact sur la communication de nos échanges interpersonnels, notre prise de décision et la maitrise de notre sang froid.

C’est la raison pour laquelle une réaction à un stress relativement élevé, produira des effets comme par exemple : être dans l’impossibilité de sortir un mot de sa bouche. En effet un des premiers phénomènes visibles de stress peut être une paralysie d’action.

Mais ouf ! dans ce cas on pourra toujours compter sur une émotion qui se chargera de nous envoyer un message.
Je suis sûre que vous avez déjà identifié ces fameux messages, ils passent par le corps et génèrent une transpiration, une boule au ventre, la gorge serrée, la bouche sèche mais aussi des bouffées de chaleur, etc… L’objectif est de déclencher un comportement.

Généralement nous avons le choix entre 3 comportements : attaquer, fuir, ou faire le mort.

Le choix du comportement va se jouer sur le plan physique, émotionnel ou mental, voire un peu de tout et cela en même temps, alors vous imaginez !

Et je vous l’assure l’imagination a un rôle hyper important dans le stress

Stress ou extinction ?

Maintenant mettez-vous dans la peau de nos ancêtres homo sapiens il y a environ 300 000 ans. Imaginez-vous marchant tranquillement dans la savane en pleine cueillette. Là vous tombez sur un tigre à dents de sabre, il a faim (tout comme vous d’ailleurs !). On peut dire que vous êtes dans une situation de stress intense. Qu’allez-vous faire, fuir ou attaquer ? Le choix de faire le mort me parait illusoire !

Dans cette situation on peut dire que le stress vous motive… Non ?

À cette époque seul notre cerveau reptilien nous guidait. Son but ultime est notre survie. Alors sans aucun doute, il nous aurait transmis l’instinct, fuite ou attaque, le mieux approprié à notre survie.

Aujourd’hui nous ne risquons plus de tomber sur un tigre à dents de sabre, mais nous avons toujours notre cerveau reptilien et c’est toujours lui qui intervient le premier dans le cas d’une réaction stressante au premier degré dite « archaïque » au service de la survie de l’espèce.

Hé oui, impossible de le débrancher, il est en mode automatique !

Stress ou plutôt peur ou trac ?

Qu’est ce qui de nos jours remplace le tigre ? Imaginez-vous un grisement de pneus et Hop ! le reptilien s’active, reflexe : fuite ou attaque, voire fait le mort.

Les neurosciences ont mis en évidence que le stress que nous ressentons aujourd’hui est moins d’origine externe, mais qu’il est dû à un conflit interne que nous avons des difficultés à résoudre.

Dans notre vie quotidienne nous sous sommes imposés un rythme intense. À croire qu’on veut un stress !
Ok, c’est l’environnement qui l’impose, nous pensons qu’on n’y peut rien. Certes l’environnement on le subit et il n’est pas toujours évident d’en changer.

Mais ne chargeons-nous pas aussi la mule nous-même ?

N’avons-nous pas peur de ne pas paraitre performant si nous ne sommes pas joignables h24 ? ou toujours présent sur tous les dossiers ?

N’est-ce pas du trac plutôt que du stress lorsque nous abordons une personne qui nous plait ?

Ou également une peur ou un trac lors d’une prise de parole en public ?

Des fois il a bon dos le stress.

Dans les cas que je cite ci-dessus, cela ne serait-il pas un manque de confiance en soi ?
Du coup on ne change pas de cerveau, mais quittons le reptilien pour le néocortex et le limbique, et allons de l’émotionnel au rationnel.

Et si le stress s’était avant tout qu’un état interne ?

C’est la répétition des situations stressantes mal gérées, donc de ses réactions majoritairement tournées vers l’émotion plutôt que vers l’action qui nous fragilisent.

Notre performance est intimement liée à notre capacité à ne pas nous laisser dominer par nos émotions face à des tresseurs.

Et là j’arrive à mon premier conseil !

Si tu te retrouves dans une situation du « genre tu dois demander une augmentation à ton patron » et ça te mets dans un tel état interne que tu stress. Malgré tout ton courage tu te sens flagada, transpirant et presque suffoquant, tu penses « sûr je vais me faire jeter » !

Rien à voir comme situation mais ça me rappelle la fois ou mon patron me demande d’aller à un évènement dans un grand hôtel près de la gare St Lazard à Paris. Le sujet était les futurs paiements, pour ceux qui ont suivi, genre le porte-monnaie électronique « MONEO ». Donc je m’y rends joyeusement, curieuse et intéressée. Et là ! comment vous dire, j’étais la plus jeune, la seule femme, les docs étaient en anglais (je n’aime pas les langues étrangères). L’intervenant était un ancien général reconverti en agent TRACFIN. Je me suis sentie petite, pas à ma place, inférieure, ignorée. J’avoue, j’ai passé tout le temps de la pause dans les toilettes, pensant que de toute façon personne ne m’adressera la parole, et heureusement vu le niveau.
Le pire a été le lendemain. Hé oui, c’était sur plusieurs jours. Mes pensées négatives étaient toujours présentes, mes jambes en tremblaient lorsque je montais vaillamment le grand escalier de l’hôtel Hilton Paris Opéra. Tous étaient bien là, l’échange de politesse avec le « Général » s’est fait avec bienveillance et attention. Rien de ce que j’avais pu imaginer ne s’est produit. Portant je m’étais mis dans un état interne tellement négatif que j’étais vraiment stressée.

Aujourd’hui il est rare que je ne me trouve pas à ma place lorsque je vais quelque part, car je me dis que si je suis là c’est qu’il y a une raison. Peut être aussi est ce le travail que j’ai fais sur la connaissance de mes états internes, mes émotions, la confiance en soi. In fine, la gestion du stress.

Alors, si tu te retrouves comme dans mes exemples dans une situation où tu appréhendes ce qui peut t’arriver, pose-toi la question suivante :

Si cela m’arrive, est ce que je survivrai ?

En résumé

Alors, vous savez que le stress lorsqu’il perdure est néfaste pour notre organisme et qu’il ne faut pas le prendre à la légère. Mais aussi que dans certaines conditions il est utile.

Chaque personne face à une situation de stress réagira d’une façon qui lui est propre.

Il existe des peurs archaïques qui stimulent notre cerveau reptilien déclenchant automatiquement des reflex liés à la survie et la reproduction de l’espèce. Que de nos jours, nos peurs répondre davantage à des stimulus interne (pensée) qu’externe (danger).
Dans tous les cas, une bonne gestion des situations stressantes accroît nos performances et nous permet d’améliorer notre vie professionnelle et personnelle.

Voilà mes loustics ! une première approche du stress qui va vous permettre d’approfondir maintenant les rouages du stress au niveau physiologique, mais aussi comment mieux le gérer, rester dans le bien-être et d’augmenter vos performances.

Prochains articles sur le stress : Connaître et pouvoir agir sur son système nerveux pour gérer son stress.

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Avec passion
Sabine MASSON



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