Bon et mauvais stress

Article publié le 18 novembre 2019

Aujourd’hui, le stress est avant tout un état interne souvent lié à une réaction émotionnelle et un signal d’alarme primitif qui a pour objectif de nous protéger.

Les neurosciences ont permis de mieux appréhender les relations qui existent entre le cerveau et le corps et qui sont le socle de l’adaptation au stress.

À l’origine, ce signal permettait de survivre dans un monde physiquement dangereux. Il mettait le corps en alerte, au maximum de sa performance et prêt à adopter une des trois réponses possibles : la fuite, la lutte et, en cas d’échec des deux premières stratégies, l’inhibition.

Aujourd’hui, si le stress reste comme une position défensive dans les traces de notre programmation primitive, la réalité est très différente.

Les neurosciences ont mis en évidence que le stress que nous ressentons n’est plus d’origine externe, mais qu’il est dû à un conflit interne que nous avons des difficultés à résoudre.

Bon et mauvais stress

Tout être vivant dépense et reçoit l’énergie nécessaire au bon fonctionnement des processus physiologiques régulés par son système nerveux autonome (SNA), ses émotions, ses pensées ainsi que ses activités. Le stress, c’est la dépense énergétique à fournir. Il nous est nécessaire pour être plus attentif, pour augmenter notre capacité de mémorisation et il peut être aussi une source de plaisir. On ne peut donc pas parler de bon et mauvais stress.

Face à des stresseurs, ce sont les systèmes sympathique et parasympathique du SNA qui vont contrôler les réactions physiologiques entraînées par le stress. Le système sympathique prépare le corps à la réaction. Il fait monter la pression artérielle, augmente le rythme cardiaque et renforce la puissance respiratoire. Le rôle du système parasympathique est de ramener les processus physiologiques à la normale, lorsque la situation stressante est passée.

Des neurotransmetteurs sont associés à l’activité du SNA : la noradrénaline et l’adrénaline (effets stimulants) et l’acétylcholine (effets inhibiteurs).

Nous savons qu’il faut toujours être maitre de son véhicule, même si un enfant traverse la rue juste devant nos roues. Dans la plupart des cas, chacun freine à temps, car l’urgence de l’action à accomplir prend le pas sur sa frayeur, donc sur son émotion. Le cerveau a envoyé un signal à l’hypothalamus qui a répercuté l’information aux glandes surrénales qui ont produit de l’adrénaline : l’hormone du stress. Sans une réaction de stress face à cet événement, le conducteur n’aurait pas pu être maitre de son véhicule.

Une bonne gestion du stress permet de limiter la dépense en émotions pour qu’il ne dure pas dans le temps et que la dépense d’énergie en actions soit privilégiée. Sans ce stress, nous ne pourrions pas nous adapter aux diverses situations de la vie, ce qui est indispensable à notre développement et à notre survie.

Comment gérer le stress

Lorsque nous sommes aux prises avec une situation stressante, dans notre vie professionnelle et personnelle, nous réagissons souvent dans un premier temps d’une manière émotionnelle. Une trop grande intensité de cette réaction, sa prolongation et sa répétition dans le temps peuvent déclencher une hyperproduction de cortisol, autre hormone du stress qui entre en action lorsque la production d’adrénaline n’a pas suffi à stopper la situation stressante par une action appropriée.

C’est la répétition des situations stressantes mal gérées, donc de ses réactions majoritairement tournées vers l’émotion plutôt que vers l’action qui va nous fragiliser. L’absence de gestion du stress risque à terme de créer une réelle hypertension artérielle et des troubles organiques.

Notre performance est intimement liée à notre capacité à ne pas nous laisser dominer par nos émotions face à des stresseurs.

Les neurosciences nous ont permis de comprendre que trop d’épreuves stressantes dans l’enfance risquaient à terme de modifier la structure de notre cerveau qui possède une certaine plasticité. Mais elles nous apprennent également que ce changement est tout à fait réversible.

Pour y parvenir, il existe plusieurs méthodes, dont la cohérence cardiaque qui est basée sur un certain rythme de notre respiration.

La cohérence cardiaque

Nous avons tous besoin de dominer les situations stressantes pour rester performants. Certains d’entre nous en ont un besoin vital, comme un chirurgien dont la main ne doit pas trembler, quelle que soit la situation, le sportif de haut niveau lors d’une compétition ou l’acteur qui pénètre sur la scène d’un grand théâtre.

La cohérence cardiaque est aujourd’hui scientifiquement reconnue et de plus en plus préconisée par les coachs. Elle permet de rester calme et performant dans des situations particulièrement oppressantes.

Cette pratique repose sur la relation qui existe entre la respiration et la régulation du stress. Comme nous l’avons indiqué plus haut, en cas de situation stressante, c’est notre système sympathique et le neurotransmetteur correspondant qui vont immédiatement donner le signal pour que notre rythme cardiaque et notre respiration s’accélèrent. C’est en ralentissant et en rapprochant le rythme de notre respiration et le rythme de notre cœur, jusqu’à les faire entrer en résonance, que notre système nerveux autonome va retrouver son équilibre, c’est-à-dire une situation d’homéostasie interne.

En prenant le contrôle sur notre respiration qui est à la fois gérée par le système nerveux autonome et le système nerveux somatique, nous allons en quelque sorte stopper l’engrenage qui fait que plus nous respirons vite et fort, plus nous ressentons des émotions de peur et plus notre cœur s’emballe.

En conclusion, il faut retenir que :

– Le stress passera par un état interne qui déclenchera une émotion, qui va permettre à notre corps de canaliser son énergie pour apporter la réponse adéquate à une situation qui nous pose problème.

_ Le cœur et le cerveau sont en interaction permanente.  La cohérence cardiaque permet au système nerveux de s’adapter face aux demandes et au stress, ce qui permet à l’organisme de maintenir un équilibre.

– La bonne gestion des situations stressantes accroît nos performances.

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Avec passion

Sabine MASSON

 

 

 

 

 



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